Ahusquy, le col Basque

Dernière mise à jour : 8 août 2020

De chez moi, je peux atteindre les cols du Pays Basque. Si ceux proches de la côte, Saint Ignace, Ibardin, Lizarietta et Lizuniaga, ne représente pas des difficultés insurmontables, ceux de l'intérieur de notre région peuvent s'avérer salés, voir très assaisonnés!

Mon compère de "galère" est rompu aux challenges de haut vol. Il fait régulièrement de la longue distance jusqu'à 600 km d'affilés et quand il s'agit de grimper pas grand chose ne lui fait peur. Bien accompagné, je pars à la lampe à 5H00 du matin. La température est idéale mais le ciel est bien chargé, à tel point, qu'il se délestera de quelques seau d'eau pour nous rafraîchir ou nous laver...allez donc savoir!

Nous gardons le moral, même si la pluie est présente jusqu'à Mauléon-Licharre, la capitale de la Soule, une des provinces du Pays Basque. Auparavant c'est à Sauveterre-de-Béarn que nous finissons notre petit dèj, avec chocolatines et pains aux raisins accompagnés du petit café. A l'étape suivante nous aurons déjà effectué pratiquement 100 km. Les côtes passées ne sont qu'une péripétie dans notre parcours. Elles ont été avalées sans gourmandise, mais finalement assez tranquillement car il fallait bien garder des réserves pour le plat principal.

Nous avons décidé de grimper le Col d'Ahusquy par son versant le plus facile. La montée sera sévère à partir d'Aussurucq avec 4 km entre 8 et 9,5%. En vélo couché, il vaut mieux avoir le bon braquet, s'il on veut pas mettre pied à terre et compromettre sa sortie car la pente est telle, qu'il est difficile de repartir, une fois arrêté. Prévenu, je mets de suite le 42x50 en action et je grimpe à petit rythme. Il n'y a personne qui nous presse hors mis quelques véhicules qui montent pour l'auberge réputée située au sommet. Passé le plus raide, il reste 10 km à gérer avec des changements de pente pas toujours simples à gérer. Le paysage est splendide mais le plafond assez bas ne nous permet pas d'en profiter pleinement. Nous avons le temps, c'est peu de le dire quand on monte entre 8 et 10km/h, de nous motiver l'un l'autre, ce qui nous vaut quelques éclats de rire.

Au sommet, la température n'est pas estivale, pas plus de 13°C. Nous mangeons rapidement avant d'entamer une descente sur Mendive et St Jean-Le-Vieux très pentue. Il faut être prudent, le revêtement est irrégulier et la pente vous entraîne vite vers des vitesses qu'il faut savoir maîtriser. Nous prendrons notre temps en faisant des photos. Nous arriverons sans encombre au pied du col pour profiter d'un café avec son cannelé. Les marcheurs avec leurs ponchos et quelques cyclistes espagnols nous entourent. Nous repartons pour effectuer le retour vers notre point de départ. Lacarre, Hélette, Mendionde, Bonloc sont les côtes recensées sans compter quelques coups de culs pour nous faire savoir que ça commence à sentir l'écurie. Nous ferons une halte, glace et jus de fruits, à La Bastide-Clairence sans nous apitoyer sur notre sort. Nous savons que nous avons passé le plus dur. A l'arrivée, c'est 205 km et 2700 m de D+ qui auront été parcouru....une très belle journée malgré les conditions météo mais je dois dire que sans "Chaussette Légère" je n'aurai jamais pensé pouvoir faire un si beau trajet.

La morale: il ne faut jamais penser à ce qu'on va faire, sinon, on reste à la maison!













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