Le Bülk Urban de VELOMOBIELWORLD

Après mes essais chez David en fin d'année 2025, j'ai choisi le Bülk Urban de la marque VELOMOBIELWORLD pour remplacer mon Wolf&Wolf parti, pour une deuxième vie, sur le Bassin d'Arcachon. 

Il complète le PELSO Brevet Racer car les deux machines sont bien différentes. Le premier test grandeur nature sera de revenir de chez David MASSOT gérant de Passion-Vélomobile à Lezay pour rejoindre mon domicile dans le Sud des Landes.

Il est difficile de transporter un vélomobile dans sa voiture et même si j'aurai pu le mettre sur le toit de la mienne, je préfère largement pédaler. 

Ici le résumé de mon retour en images....

Le Bülk Urban est un vélomobile performant sans être taillé pour la performance pure. Le Bülk Distance ou le Racer seront plus adaptés si la vitesse est votre critère. 

L'Urban se caractérise par des roues non carénées pour un meilleur rayon de braquage. Sa longueur relativement compacte est de 2,65 m. Son poids est contenu entre 25 et 30 kg car il est tout en carbone. Sa largeur est de 67 cm et sa hauteur de 83 cm. Il est à propulsion musculaire car l'avant ne peut pas recevoir un moteur pédalier par manque de place et la fourche mono-bras à l'arrière n'autorise pas la pose d'un moteur au moyeu (ni celle d'une boîte de vitesse type Rolhoff). L'accès au pédalier se fait par la large ouverture du capot facilitant l'entretien de la chaîne. Une trappe à l'arrière permet celui du dérailleur et de la cassette. Elle permet aussi de démonter la roue avec l'outil fournit à cet effet. 

Un intérieur spacieux, une garde au sol élevée, une très bonne stabilité et une maniabilité sont ses principaux atouts. La pointe arrière peut contenir mes deux sacoches latérales Radical Design Banana Racer que j'utilise sur le Pelso, une housse de protection pour le stockage à l'abri des regards et intempéries, une trousse à outils. J'y glisse également la "jupe" en néoprène pour obturer l'hiloire, très utile quand on fait les courses par exemple ou en cas d'intempéries. Sur les côtés grâce au dégagement autorisé par la direction de type "Tyler" je peux mettre une sacoche , un porte bidon, un compteur et support de téléphone.

Adaptateur appui-tête

Quand on débute en vélomobile, il y a un apprentissage à la conduite bien sûr mais surtout les bons réglages de sa position à trouver comme sur un vélo couché. J'ai tâtonné un moment avant d'être à l'aise en toutes circonstances. Sur ma vidéo ci-dessus, je suis beaucoup trop redressé (mon casque masque en partie l'éclairage du hotspot) et ma tête est trop redressée ce qui m'a occasionné des douleurs cervicales. 

Après ma participation au rassemblement de Grayan-et-L'Hôpital dans le Médoc à la mi-Mai, j'ai retiré l'adaptateur d'appui-tête réservé aux personnes de plus petite taille. J'ai libéré de la place pour que ma tête repose sur le coussin.

J'ai aussi enlevé une cale de maintien qui corrige l'inclinaison du dossier. Mieux mais loin d'être encore parfaite, j'ai encore des douleurs cervicales après 100 km, des échauffements sous les pieds, les  cuisses douloureuses quand je force etc...Après ces hésitations, je décide de tout reprendre à zéro en gardant en mémoire les apprentissages passés. Inutile de croire que j'ai la solution, je m'en réfère plutôt à ce que dit le fabricant. Je tombe sur une vidéo en Anglais qui sera la base de mes nouveaux réglages et qui me permettra de corriger profondément ma position.

J'ai maintenant 3500 km au compteur et après un peu plus de deux-mois d'utilisation, je suis comme un poisson dans l'eau, du moins c'est ce que je croyais !

Quoi de plus normal que de mettre en doute ses certitudes. 6700 kms cette fin Septembre et j'ai encore beaucoup travailler pour régler quelques "pétios" apparus au fil des sorties. Je suis passé du Schlumpf au double plateau traditionnel. Mon pédalier à engrenages planétaires ne fonctionnait qu'en mode direct. J'ai bien essayé de regarder mais sans insister car mieux vaut pour moi que la patte de l'expert, celle de David de Passion-Vélomobile agisse. De plus, ma pratique s'affirmant, je me suis enhardi sur des parcours plus vallonnés. J'ai donc compris les limites de ce type de système dont la démultiplication limite sérieusement la vitesse dans les côtes. J'ai donc monté le double plateau d'origine 65x36. Je suis confronté au choix des braquets pour remplacer le petit plateau par un 40 dents. Il a pour effet de pouvoir utiliser un plus grand nombre de pignons sans que la chaîne saute sur des pentes plus douces. 

Autres soucis, un des cliquets de ma roue libre a cassé. Un bruit de vielle "machine à laver" et me voilà en train de visionner les tutos de Jens de Velomobiel avant de m'attaquer au démontage de la roue arrière. Après quelques tâtonnements j'y arrive sans trop de difficulté. Il en sera pas de même pour le remontage de la roue-libre: pas simple de tenir la roue et insérer les cliquets du corps de cassette sur le moyeu! Je m'interroge pour savoir pourquoi un système par ratchet n'est pas utilisé. Il y a sûrement une cause.

J'ai bien roulé à présent, alternant parcours longs et plus court avec plus ou moins de difficultés. Je modifie ma position en m'allongeant un peu plus ce qui m'oblige à avancer de quelques millimètres le pédalier. J'ajuste le siège pour éviter tous les grincements. A présent, je suis fin prêt pour continuer à progresser.

Mes sensations sont excellentes. Mes moyennes n'ont rien à voir avec mon PELSO et je prends un réel plaisir à rouler. Le point fort de mon vélomobile est qu'il se voit de loin, de jour avec sa couleur plutôt voyante, comme de nuit avec un éclairage efficace. Les voitures ont un comportement complètement différent qu'à vélo classique. Surpris par la vitesse les conducteurs sont plus prudents quand ils dépassent. Je n'ai jamais eu d'appréhension pour le moment mais je reste attentif pour éviter toute surprise.